Castelsarrasin se situe sur la Garonne, qui passe au sud-ouest de la commune, à 21 km à l'ouest de Montauban sur les voies de communications que sont la ligne Bordeaux - Sète et la route nationale 113.
Le marché au gras de Castelsarrasin demeure l'un des plus réputés de la région Midi-Pyrénées, après ceux du Gers voisins. C'est sous la halle occitane aujourd'hui que se déroule de novembre à avril, ce marché hebdomadaire où les producteurs et éléveurs de tout le département viennent écouler leurs canards, oies, dindons et autres volailles grasses.
A proximité, l'aérodrome de Gandalou propose de nombreuses activités (baptéme de l'Air en avion ou en planeur, aéromodélisme, promenades aériennes)
Lieux et monuments
Église Saint-Sauveur
Elle se situe place de la Raison. Inscrite sur la liste supplémentaire de l’inventaire général des Monuments historiques.
Elle est entièrement bâtie en briques, type même d’architecture du premier gothique avec nef et transept voûtés d’ogives et collatéraux couverts d’un berceau brisé roman.
Elle présente les caractéristiques suivantes :
- clocher-tour de forme octogonale, à 2 étages séparés par un cordon extérieur. 32 fenêtres géminées et à plein cintre ;

- mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles classé Monument historique. Il se compose de splendides boiseries provenant pour la plupart de l’ancienne abbaye de Belleperche acquises en janvier 1799 et d’autels et anges de marbre ;
- vitraux signés et datés de Joseph Villiet, Louis Gesta et Henri Feur ;
- vitrine présentant divers objets de culte derrière le maître-autel. L’église abrite les reliques du patron de la ville, saint Alpinien, compagnon de saint Martial, évangélisateurs de la province gauloise appelée "Aquitaine" (XIIIe siècle) ;
- boiseries provenant de l’abbaye de Belleperche, acquises en janvier 1799, à savoir :
- un buffet d’orgue (XVIIIe siècle) dont le thème est l’enseignement musical ;
- des stalles du XVIIe siècle. Le chœur n’en abrite que 39 sur les 80 d’origine ;
- une porte (XVIIIe siècle) représentant certainement des membres de la famille d’Arcombald, fondatrice et bienfaitrice de l’abbaye de Belleperche ;
- la chaire (XVIIe et XVIIIe siècles) ;
- les prie-Dieu (XVIIIe siècle) ;
- la porte (XVIIe siècle) de la sacristie représentant les apôtres Pierre et Paul sculptés en relief de façon tout à fait magistrale.
- marbres :
- le maître-autel (XVIIIe siècle) tout en marbres polychromes ;
- les anges adorateurs (XVIIIe siècle) taillés dans un marbre blanc très pur ;
- l’autel de la chapelle Saint-Alpinien (XVIIIe siècle) composé de marbres polychromes ;
- les bénitiers (XVIIe et XVIIIe siècles) proviennent certainement de Belleperche.
- autre mobilier :
- une statue de la Vierge à l’Enfant en bois sculpté fin XVe - début XVIe siècle ;
- une statue de bois polychrome (XVIIIe siècle) ;
- une châsse en bois doré (XIXe siècle) contenant les reliques de saint Alpinien ;
- un pavillon en bois doré (XVIIIe siècle).
Église Saint-Jean
Elle se situe à l'extrémité nord de la rue Paul-Descazeaux.
Les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem sont présents dans la campagne environnante dès le XIIe siècle (église Saint-Jean des Vignes). Mentionnée dès 1216 en ville, l’église est reconstruite partiellement en 1515.
- Bâtie de brique, architecture lourde, voûtes d’ogives basses.
- Clocher-tour à 2 étages, chacune de ses faces ajourée de deux fenêtres, à plein cintre, deuxième étage surmonté d’une flèche hexagonale à arêtes aux faces ajourées de petites ouvertures en forme de croix de Malte.
- Vitraux de L. V. Gesta de Toulouse
- Décoration intérieure réalisée en 1924 par le peintre tarn-et-garonnais Gaillard-Lala. Intéressantes armoiries de personnages locaux.
Chapelle Notre-Dame d'Alem
Le premier titre attestant l’existence de cette chapelle date du 7 juin 1210. De tout temps la renommée de Notre Dame d’Alem fut grande. La chapelle a longtemps détourné vers elle les Jacobites passant par Toulouse et Moissac. Détruite à trois reprises (Guerre de Cent Ans, Guerres de Religion et Révolution de 1789), elle est encore aujourd’hui debout.
Elle doit deux de ses résurrections à deux « miracles » :
- le vœu de Sancerre lors de la Guerre de Cent Ans. Le maréchal Louis de Sancerre, réfugié dans les ruines de la chapelle, implore la Vierge et promet de rebâtir celle-ci s’il remporte la victoire.
- le vœu de Galatoire d’Espagne pendant la Révolution. Emprisonné dans le couvent de la Visitation, ce noble, parent d’émigrés promet de rebâtir la chapelle, s’il échappe à la guillotine.
Les anciens établissements religieux de la ville
Castelsarrasin comptait cinq établissements religieux. Deux d’entre eux ont été ruinés à la Révolution Française.
- Couvent des Dominicaines (1602-1792) à l'emplacement de l’école de musique et de la médiathèque actuelles. Pas de vestiges.
- Monastère des Capucins (1602-1793). Pas de vestiges.
- Monastère des Carmes (1282-1794) à l'emplacement de l’hôtel de ville actuel, de l’ancien tribunal et de l’ancienne gendarmerie.
- Vestiges :
- Clocher XVIe siècle, en briques, hexagonal à sa base et heptagonal dans ses deux étages supérieurs.

- Portail de l’église de la fin XIIIe siècle en plein cintre, encadrée par un long arceau en ogives à trois boudins.
- Couvent des Ursulines (1642-1792) à l'emplacement de la sous-préfecture actuelle.
- Vestiges :
- Intérieurs : Une galerie du cloître, salles voûtées
- Extérieurs : une tour d’angle
- Prieuré de Saint-Jean (1282-1789) à l'emplacement du couvent et de la chapelle des sœurs de la Compassion.
L’hôtel de ville
Il se situe place de la Liberté. Construction de l’architecte Rivet en 1827. Horloge éclairante fabriquée par le plus grand horloger, le parisien Lepaut, en 1847. Encadrée des statues de Minerve (commerce) et Cérès (agriculture), œuvre du sculpteur toulousain Palat.
Curiosités
Plusieurs édifices ou rues méritent la visite.
- Maison Renaissance (place de la Liberté) Privé
Construite fin XVe début XVIe siècle. Classée monument historique. Fenêtres Renaissance. Sculptures des culots et supports de fenêtres : animal et feuillage.
- Hôtel Lamothe-Cadillac (no 6 place Lamothe-Cadillac) Privé
Dite « maison des gouverneurs », Lamothe-Cadillac, fondateur de Détroit, y vécut de 1723 à 1730. Façade XVIIIe siècle, cour intérieure XVIIe siècle. Plaque commémorative.
- Maison de l’abbé de Prades (9, rue du commandant Châtinières, privée). Maison natale de l’abbé Jean-Martin de Prades, collaborateur à l’Encyclopédie. Construction XVIIIe siècle. Sculptures du portail : masque et guirlandes. Plaque commémorative.
- Maison à colombage (49, rue de la Révolution, privée). Construction XVIe siècle. Façade en pans de bois.
- Rue de la Discrétion. Typique du Moyen Âge. Fenêtres à meneaux début XVIe siècle.

- Rue de la Solitude. Typique du Moyen Âge.
- Monument aux morts, square Aristide Briand, œuvre du sculpteur toulousain Ducuing, 1920.
- Port Jacques-Yves Cousteau : Port Jacques-Yves Cousteau du Canal latéral à la Garonne. Une création signée de l'artiste néerlandais, Ruudt Wackers a été installé sur ce site. « Une sculpture représentant un navire en acier rouillé sur laquelle est projeté en continu un jet d'eau qui a fait beaucoup parler, et continue encore d'intriguer les passants, ce qui n'est pas pour déplaire à cet artiste au talent et à la vie hors norme. »
